Auteur : Armelle

  • Les livres à emporter avec soi en vacances

    Les livres à emporter avec soi en vacances

    Que vous alliez à la plage ou à la montagne, que vous soyez plutôt ville ou campagne, un livre complètera peut-être votre valise. Oui, mais lequel choisir pour que lire reste un plaisir et vous détende ? Voici quelques recommandations.

    Le Café des rêves de Gavin’s Clemente Ruiz

    Une envie de revivre pour autre chose que son travail. C’est ce qui traverse Inès quand elle décide de quitter Berlin pour rejoindre sa grand-mère Pilar en Andalousie. Du soleil, un petit village plus vivant qu’il n’y paraît, beaucoup de douceur et un peu de café, serait-ce là la recette pour se relever ?

    « Le café des rêves » de Gavin’s Clemente Ruiz est disponible aux éditions XO.

    Journal d’une wedding planner de Sophie Jomain

    Quand Joséphine demande de l’aide à Zélie pour terminer l’organisation de son mariage, cette dernière ne peut pas refuser et ce ne sont pourtant pas les raisons qui manquent… Elle a quatre semaines et cela ne sera pas de tout repos.

    Un livre à sentir qui nous fait non seulement vivre la saison des mariages, mais aussi retomber en enfance avec ce concept des pages odorantes.

    « Journal d’une wedding planner » de Sophie Jomain est disponible chez Charleston.

    Mamie Luger de Nicolas Kéramidas

    Berth Luger a plus d’un tour dans son sac, elle n’a pas eu trop le choix pour survivre. On la découvre au poste de police pendant un interrogatoire qui a encore des surprises à révéler.

    Cette adaptation en bande dessinée du roman de Benoit Philippont est à se tordre de rire et se lit rapidement.

    « Mamie Luger (T1 – La tentation du mâle) » est disponible chez Casterman. Le tome 2 est à paraître à l’automne 2026.

    Le complexe de Lucie Albrecht

    Une marque de cosmétique, un concours, trois gagnants. En deux semaines, ils vont pouvoir effacer tous leurs complexes. Vraiment ? Lucie Albrecht nous offre une réflexion sur notre opinion de nous-mêmes à l’heure où nous sommes peut-être en train de nous comparer aux autres sur la plage. Un album à lire absolument.

    « Le complex » de Lucie Albrecht est disponible chez Casterman.

    Cécile, la shérif de Walter Guissard et Victor Coutard

    À l’époque où les femmes n’ont pas le droit d’exercer le droit, Cécile ne rêve que de ça. Elle s’enfuit pour les États-Unis où tout semble permis, même bousculer les habitudes des shérifs locaux en donnant un procès équitable à tous.

    Un western avec une héroïne pas comme les autres qui pense que même les malfrats ont droit à une défense. Un album franco-belge à découvrir.

    « Cécile la shérif » de Victor Coutard (scénario) et Walter Guissard (dessin) est à retrouver aux éditions Casterman.

    Le concours de pêche de Loris Chavanette

    Sur le quai de Sète où il se retrouve après une soirée un peu trop arrosée, Alexandre découvre une bande d’hommes qui ne veulent qu’une chose : pêcher le plus beau spécimen. Un roman rempli de soleil, de dorades et d’humanité.

    « Le concours de pêche » de Loris Chavanette est à retrouver aux éditions Allary.

    Le cœur invincible de Laurence Peyrin

    Azaria et Holly n’ont pour seul point commun qu’elles vivent à New York et elles ne se sont jamais rencontrées. Alors que leur vie bascule, leurs routes sont amenées à se croiser et leur destin à s’unir.

    Laurence Peyrin nous livre un roman qui interroge l’importance de notre passé pour bien vivre au présent et les liens qui peuvent nous unir à des inconnus.

    « Le cœur invincible » de Laurence Peyrin est à découvrir chez Calmann Levy.

    Malgré tout ce qui nous sépare de Sophie Tal Men

    En cette période de Seconde Guerre mondiale, Rose est la seule sage-femme de l’île de Groix. C’est le cœur lourd qu’elle quitte son île pour mettre à l’abri la petite Simonne. C’est le cœur rempli d’espoir qu’elle revient à la libération pour reprendre le travail.

    « Malgré tout ce qui nous sépare » de Sophie Tal Men est à retrouver chez Albin Michel.

    La très catastrophique visite du zoo de Joël Dicker

    Joséphine va à l’école spéciale et aujourd’hui avait lieu la visite du zoo pour sa classe, la très catastrophique visite du zoo. Pour pouvoir expliquer à ses parents ce qu’il s’est passé, il est important de raconter toutes les catastrophes qui ont précédé celle du jour. Un roman à hauteur d’enfant pour parler de la différence, de l’inclusion, de la démocratie et de la censure.

    « La très catastrophique visite du zoo » de Joël Dicker est à retrouver chez Rosie & Wolfe

    La valse des âmes de Bernard Werber

    Juste avant de sombrer dans le coma, la mère d’Eugénie lui dit qu’elle doit sauver le monde de l’apocalypse et pour ce faire apprendre la V.I.E. Petit problème : nous sommes lundi et l’apocalypse serait prévue pour vendredi.

    « La valse des âmes » de Bernard Werber est à lire chez Albin Michel.

    Tata de Valérie Perrin

    Agnès a passé toutes ses vacances scolaires chez sa tante Collette à Gueugnon. Des années plus tard, elle doit y retourner car sa tante est remorte, oui, morte une seconde fois. Un roman qui nous montre l’importance de livrer ses souvenirs, l’importance de la famille et des amitiés qui traversent le temps.

    « Tata » est à découvrir chez Albin Michel.

    Le Rossignol d’Anne-Gaëlle Huon

    Tony vend des gaufres sur la plage dans la Baie de Somme, mais quand il était enfant, il rêvait de gagner le concours d’imitateur de chants d’oiseaux. C’était sans compter sur l’arrivée de Louis, petit Parisien qui développe un don particulier.

    De l’enfance à l’âge adulte, que faisons nous de nos rêves ? C’est la question que pose ce roman.

    « Le Rossignol » d’Anne-Gaëlle Huon est à retrouver chez Albin Michel

    Ils vont beaucoup t’aimer de Michel Visart

    Cette histoire, c’est celle d’un couple marié à la veille de la Seconde Guerre mondiale et qui devra apprendre à vivre ensemble après avoir passé les cinq premières années de mariage loin l’un de l’autre. Aux difficultés que tout couple pourrait connaitre vient s’ajouter une enfant très différente des autres. Et malgré les difficultés, elle pourrait bien être le ciment qui tient le foyer ensemble.

    « Ils vont beaucoup t’aimer » de Michel Visart est à découvrir aux éditions Mols

  • Société – Quand l’engagement citoyen change la donne

    Société – Quand l’engagement citoyen change la donne

    Que ce soit par des dons colossaux ou des initiatives locales ingénieuses, la solidarité se manifeste sous des formes multiples. De la réduction de la dette médicale à l’évolution des traditions olympiques, la société s’adapte pour plus d’équité et de compassion.

    550 millions de dollars de dettes médicales effacés en Californie

    Evan Spiegel (fondateur de Snapchat) et son épouse Miranda Kerr ont fait un don massif permettant d’effacer 550 millions de dollars de dettes médicales pour 261 000 Californiens. En collaboration avec l’ONG Undue Medical Debt, cette initiative offre un nouveau départ à des milliers de familles dont le budget était asphyxié par des frais de santé.

    Un maire engagé dort dans des abris pour sans-abris

    Mike Coffman, maire d’Aurora au Colorado, a révélé passer chaque vendredi soir dans les centres d’hébergement de sa ville depuis février. Son objectif : comprendre de l’intérieur les défis réels des personnes sans domicile afin d’améliorer les programmes de réinsertion et faire de sa ville un modèle de compassion et d’efficacité.

    Musique et solidarité : Harry Styles et Olivia Rodrigo s’engagent

    Les stars de la pop mobilisent leurs fans pour la bonne cause. Harry Styles propose des billets de concert gratuits aux fans qui s’engagent dans le bénévolat communautaire via la plateforme Earnt. De son côté, Olivia Rodrigo a annoncé que 100 % des bénéfices de son nouveau festival « Daisy Chain Fields » iront à des organisations caritatives soutenant les droits reproductifs et les femmes.

    Une révolution historique aux Jeux Olympiques

    Brisant une tradition de 130 ans, le Comité International Olympique (CIO) a décidé de verser une bourse de 10 000 dollars à chaque athlète participant aux Jeux, quel que soit leur classement ou leur discipline. Cette mesure, initiée sous la présidence de Kirsty Coventry, vise à reconnaître les sacrifices de tous les olympiens et à soutenir ceux qui vivent sous le seuil de pauvreté.

    Le succès d’une réforme policière à Camden

    La ville de Camden, dans le New Jersey, autrefois l’une des plus dangereuses des États-Unis, a célébré son premier été sans aucun homicide en 50 ans. Ce succès est attribué à une réforme profonde axée sur la désescalade et le dialogue avec la communauté, transformant la culture policière locale.

    Éducation et culture : des initiatives inspirantes

    En Norvège, le gouvernement a interdit l’utilisation de l’IA dans les écoles primaires pour s’assurer que les enfants maîtrisent les bases de la lecture, de l’écriture et du calcul avant d’utiliser ces outils. À Porto, Dua Lipa ouvre une bibliothèque physique au sein de la célèbre Livraria Lello, dédiée aux livres censurés ou traitant de thèmes subversifs comme le pouvoir et la mémoire.

  • Environnement – L’océan et la forêt reprennent leurs droits

    Environnement – L’océan et la forêt reprennent leurs droits

    Qu’il s’agisse de financements record pour les mers ou de la reconnaissance juridique des arbres, la nature bénéficie d’un regain de protection sans précédent. Partout dans le monde, des écosystèmes que l’on pensait perdus renaissent grâce à des efforts de conservation acharnés.

    260 millions de dollars pour combler le vide de la protection océanique

    Bloomberg Philanthropies a annoncé un engagement massif de 260 millions de dollars pour étendre l’initiative Bloomberg Ocean. Cet investissement vise à aider les pays à atteindre l’objectif mondial de protéger 30 % des océans d’ici 2030, en se concentrant sur la mise en œuvre de zones protégées en haute mer et la restauration des récifs coralliens résilients au climat.

    Une ville canadienne reconnaît les arbres comme des êtres vivants

    La municipalité de Terrasse-Vaudreuil, au Québec, a officiellement reconnu aux arbres le droit à la vie, à l’intégrité et à la régénération. En signant la Déclaration universelle des droits de l’arbre, la ville s’engage à réviser ses règlements pour garantir que chaque arbre abattu soit remplacé, considérant la forêt urbaine comme sa « meilleure alliée » contre le changement climatique.

    Succès spectaculaires pour les tortues marines

    Les efforts de conservation portent leurs fruits : sur l’île de Boa Vista au Cap-Vert, la population de tortues caouannes a été multipliée par 80 en 27 ans. Parallèlement, en Floride, la réserve de Gumbo Limbo a enregistré un record historique avec 300 nids de tortues luths cette saison, dont le 300ᵉ a été pondu par « Juno », une femelle suivie par les chercheurs depuis 2001.

    La Polynésie française sanctuarise 30 % de ses eaux

    Le gouvernement de la Polynésie française a étendu ses zones de protection totale, interdisant la pêche industrielle et l’exploitation minière des fonds marins sur 30 % de son territoire maritime. Cette mesure protège des espèces menacées comme le requin-marteau halicorne et le pétrel de Murphy.

    « Réensauvagement » à Rio : la forêt retrouve ses animaux

    Le programme Refauna réintroduit des espèces disparues dans le parc national de Tijuca, à Rio de Janeiro. Après les agoutis et les singes hurleurs, ce sont les aras bleu et jaune qui font leur grand retour dans le ciel de la ville après deux siècles d’absence, jouant un rôle crucial de disperseurs de graines pour la régénération de la forêt atlantique.

    Innovations pour une planète plus propre

    La lutte contre la pollution progresse sur terre comme sur mer. À Londres, les décès liés à la pollution de l’air ont chuté de 40 % en cinq ans grâce aux zones à ultra-faibles émissions (ULEZ). En Californie, le capitaine Dan Salas a lancé l’ »El Escudo », le premier bateau de tourisme hybride au monde, permettant d’observer les baleines sans émettre de carbone. Enfin, au Colorado, le plus grand pont à faune sauvage au monde a accueilli ses premiers élans, sécurisant ainsi leur migration au-dessus de six voies d’autoroute.

  • Santé – Vers un monde sans cancer et plus solidaire

    Santé – Vers un monde sans cancer et plus solidaire

    De la percée historique contre le cancer du col de l’utérus à la guérison inédite d’un jeune homme atteint d’une maladie génétique, les nouvelles frontières de la médecine transforment des vies. Découvrez comment ces dernières semaines l’innovation technique s’est alliée à l’engagement humain pour protéger les plus vulnérables.

    Le vaccin contre le HPV frôle les 100 % d’efficacité en Angleterre

    Une étude historique de l’Université Queen Mary de Londres, publiée dans The Lancet, révèle que les jeunes femmes vaccinées contre le papillomavirus humain (HPV) vers l’âge de 12 ou 13 ans présentent un risque quasi nul de mourir d’un cancer du col de l’utérus avant 30 ans. Entre 2000 et 2024, aucun décès n’a été enregistré dans cette tranche d’âge chez les femmes vaccinées. Le vaccin, qui protège désormais contre neuf souches du virus responsables de 90 % des cancers liés au HPV, a déjà sauvé environ 200 vies en Angleterre depuis 2008.

    Une première guérison fonctionnelle de la drépanocytose en Louisiane

    Daniel Cressy, un habitant de 23 ans de Metairie (Louisiane, États-Unis), est devenu le premier patient de sa région à être fonctionnellement guéri de la drépanocytose grâce à une thérapie génique révolutionnaire. Après deux ans de traitement utilisant la technologie CRISPR/Cas9, il peut désormais poursuivre son rêve de devenir pilote de ligne, une carrière que sa maladie lui interdisait jusqu’alors.

    La princesse Kate Middleton relève un défi physique pour la santé holistique

    Moins de deux ans après son diagnostic, la princesse de Galles a terminé le « Three Peaks Challenge », gravissant les trois plus hauts sommets du Royaume-Uni (Ben Nevis, Scafell Pike et Snowdon) en 24 heures. Ce défi visait à lever des fonds pour l’hôpital Royal Marsden et à sensibiliser à l’importance des soins holistiques, qui traitent non seulement le corps mais aussi le bien-être psychologique des patients.

    Les barbiers, nouveaux alliés contre le cancer de la peau

    Une étude de l’Université de Portsmouth suggère que les barbiers pourraient jouer un rôle crucial dans la détection précoce du mélanome. Ayant un contact régulier avec le cuir chevelu et le cou des clients, zones difficiles à surveiller soi-même, ils sont idéalement placés pour orienter les patients vers un dépistage. Plus de la moitié des barbiers interrogés se sont dits prêts à engager ces discussions vitales avec leurs clients.

    Un sac à dos d’hydratation à 20 $ pour sauver les travailleurs agricoles

    Inspirée par l’équipement militaire, une infirmière de l’Université de Caroline de l’Est a conçu un sac à dos d’hydratation à bas coût pour protéger les ouvriers agricoles des vagues de chaleur extrêmes. Lors des tests, 90 % des travailleurs ont affirmé que ce dispositif les aidait à rester hydratés dans des champs où la température dépasse parfois les 43 °C.

    Solidarité paternelle : bières, tresses et santé menstruelle

    À Londres, les événements « Pints, Ponytails and Periods » aident les pères de filles à mieux s’impliquer dans l’éducation de leurs enfants. Autour d’une bière, ils apprennent à coiffer leurs filles et discutent ouvertement de la santé menstruelle pour briser les tabous et devenir des figures de soutien plus présentes.

    Résilience cybernétique dans les hôpitaux roumains

    Face à une cyberattaque massive par rançongiciel touchant plus de 100 établissements, les hôpitaux roumains ont réussi à protéger leurs patients en déconnectant immédiatement leurs systèmes et en revenant temporairement au papier et au crayon. Cette réactivité a permis d’éviter tout décès ou blessure grave pendant les cinq jours nécessaires à la restauration des données.

  • Les bonnes nouvelles du printemps

    Les bonnes nouvelles du printemps

    Avec le retour du soleil, on aimerait aussi voir un peu plus de positif dans les informations. Et vu la situation mondiale actuelle… c’est un peu compliqué. Voici donc une douzaine de bonnes nouvelles de ces derniers mois. Et cette liste est évidemment non exhaustive !

    Bien-être animal

    En janvier dernier, la Floride a adopté une nouvelle législation nommée « Dexter’s Law« . Celle-ci crée un registre reprenant le nom de toutes les personnes condamnées pour maltraitance animale. Lorsqu’une personne souhaite adopter, le refuge ou l’élevage doit vérifier si le nom de l’adoptant apparaît dans ce registre. Cela devrait éviter à des récidivistes de passer entre les mailles du filet lors des vérifications d’usage.

    Des scientifiques ont utilisé de l’ADN issu d’excréments pour sauver le marsupial le plus rare au monde. Cette technique est de plus en plus populaire dans la recherche sur la faune sauvage, car elle permet aux scientifiques d’étudier les animaux sans les déranger.

    Égalité et droits

    Fin avril, le Parlement européen a voté en faveur de l’interdiction des thérapies de conversion au sein de l’Union européenne. Lancée en janvier 2024 par l’association ACT (Against Conversion Therapy – contre les thérapies de conversion), l’Initiative Citoyenne Européenne avait massivement mobilisé et récolté 1.200.000 signatures. La Commission européenne doit désormais proposer une législation contraignante pour les pays membres.

    La Grèce a confirmé la constitutionnalité du mariage civil et de l’adoption pour les couples de même sexe. Cela valide définitivement la réforme adoptée en 2024.

    Lors de la sortie de sa première encyclique, le pape Léon XIV a présenté des excuses historiques pour le rôle joué par le Vatican dans la légitimation de l’esclavage et pour ne pas l’avoir condamné pendant des siècles, qualifiant cela de « blessure dans la mémoire chrétienne ». Des excuses saluées par le Ghana qui les qualifie d’« acte de courage moral » essentiel dans la quête mondiale de « vérité, dignité humaine et justice ».

    Environnement

    Dès 2027, Bruxelles n’aura pas une mais deux journées sans voiture. La seconde aura lieu dans le cadre du week-end de la fête de l’Iris. Cette mesure, poussée par le parti écologiste flamand, Groen, a été confirmée par la vice-présidente du Parlement bruxellois, Lotte Stoops lors d’une interview avec Bruzz le 8 mai dernier.

    À Hawaï, des habitants ont remarqué des « graffitis » sur la carapace de tortues marines. Cela les a poussés à lancer un projet réunissant 600 personnes qui contribue à renforcer leur protection. Le programme « Honu Count » de la NOAA encourage les habitants à signaler toute observation de tortues présentant des inscriptions alphanumériques blanches sur le côté droit de leur carapace, afin d’aider les biologistes à mieux comprendre les habitats d’alimentation, la migration, la répartition et le taux de survie de ces tortues.

    La Papouasie-Nouvelle-Guinée a annoncé la création de sa plus grande aire marine protégée à ce jour. Le pays a déclaré une aire marine protégée de la taille du Royaume-Uni dans la mer de Bismarck, qui fait partie d’un nouveau réseau régional de conservation et renforce son engagement à protéger 30 % de ses eaux d’ici 2030.

    Une étude a révélé que les castors transforment discrètement les rivières en puissants puits de carbone naturels. Les chercheurs ont découvert que les zones humides créées par les castors stockaient du carbone à des taux jusqu’à dix fois supérieurs à ceux des écosystèmes voisins dépourvus de castors.

    Santé

    Des scientifiques ont mis au point un nouveau traitement d’immunothérapie capable de détruire les cellules cancéreuses — et qui peut être administré en moins de deux minutes. Ce traitement, qui vient d’être lancé en Angleterre, devrait venir en aide à des milliers de patients atteints d’un cancer.

    Un nouveau médicament pourrait ralentir, voire inverser, la progression d’une forme rare de SLA (sclérose latérale amyotrophique). Lors d’essais cliniques, ce médicament, le tofersen, a ralenti la dégénérescence musculaire en ciblant une mutation rare présente chez 2 % des patients atteints de SLA.

    Des scientifiques de Galway viennent de découvrir des traces d’une « mine d’or moléculaire » au sein des récifs coralliens. Ces microbes récemment découverts produisent toute une gamme de composés chimiques qui pourraient s’avérer essentiels pour de futures avancées médicales.

  • Les bonnes nouvelles du mois de mars

    Les bonnes nouvelles du mois de mars

    On peut le dire, le mois de mars a été compliqué sur la scène internationale et la nouvelle guerre en Iran a des conséquences sur l’économie à travers le monde… Mais cela ne veut pas dire que rien de bien n’est à retenir dans ce mois. Voici un condensé de bonnes nouvelles pour bien commencer le printemps.

    Santé

    Le cancer d’un chien réduit grâce à un vaccin sur mesure

    Un entrepreneur du secteur des technologies a utilisé l’IA et la technologie ARN pour créer un vaccin personnalisé contre le cancer pour son chien. Bien que ce vaccin ne soit pas un remède, il a réduit le cancer de son chien de 75 %. Des experts estiment que cette avancée pourrait déboucher à l’avenir sur des applications pour le traitement de maladies humaines telles que les troubles neurologiques.

    Tests d’un exosquelette bionique

    Un garçon de sept ans atteint de paralysie cérébrale est devenu le premier au Royaume-Uni à tester un « exosquelette bionique ». Pour la première fois de sa vie, Asger a pu se rendre à l’école à pied grâce à cette technologie portable et adaptative.

    Un médicament pour stopper Alzheimer

    Des chercheurs de l’université Northwestern ont découvert qu’un médicament antiépileptique empêche la formation des plaques d’Alzheimer. Ce médicament, commercialisé depuis des décennies et appelé lévétiracétam, est déjà approuvé par la FDA et peu coûteux à l’achat.

    Environnement

    Le retour des papillons

    Le papillon Grande tortue, qui avait été déclaré éteint en Angleterre, fait son retour dans tout le sud du pays. Les observations fréquentes indiquent que l’espèce est en train de se rétablir en tant que population reproductrice stable. De l’autre côté du globe, la population de papillons monarques a augmenté de 64 % au Mexique.

    Panneaux solaires obligatoires

    Le Pays de Galles est devenu la première région du Royaume-Uni à rendre obligatoire l’installation de panneaux solaires sur les nouveaux bâtiments. Cette nouvelle réglementation entrera en vigueur en mars 2027. Si elle n’impose pas explicitement l’installation de panneaux solaires, elle exige la présence sur place d’un « système de production d’énergie renouvelable ». Cela devrait conduire à l’installation de panneaux solaires sur les toits dans pratiquement tous les cas, étant donné qu’il s’agit de l’option la plus fonctionnelle et la plus abordable.

    Des bactéries qui mangent du plastique

    Des chercheurs du MIT ont découvert que des communautés de bactéries océaniques collaborent pour consommer du plastique biodégradable. Cette étude apporte aux chercheurs une nouvelle compréhension des polluants environnementaux et des moyens de les décomposer.

    Un territoire tribal reprend vie

    La nation Quapaw a redonné vie à ses terres tribales en Oklahoma après que des activités minières les ont transformées en un désert toxique. Cet effort, qui a duré 40 ans, a été mené par plus de 6 000 membres de la tribu et devrait se poursuivre pendant encore plusieurs décennies.

    Restaurer les mangroves pour économiser et protéger

    Une nouvelle étude révèle que la restauration des mangroves permettrait d’éliminer près de trois fois la quantité de CO2 produite chaque année par les voitures aux États-Unis. Cette restauration permettrait également d’économiser 800 millions de dollars en dommages causés par les tempêtes et de protéger 140 000 personnes contre les inondations.

    Déchet ramassé, poissons protégés

    Un nouveau site web permet de calculer combien d’animaux marins sont sauvés chaque fois que vous ramassez des déchets. De nouvelles recherches révèlent quelle est la « dose létale » de plastique pour divers animaux marins, ce qui peut désormais nous aider à mieux comprendre l’impact des opérations de nettoyage des plages.

    Culture

    Une nouvelle étude révèle une évolution vers une meilleure représentation de la santé mentale au cinéma et à la télévision. L’équipe de recherche a constaté une évolution à l’échelle du secteur vers des représentations plus inclusives et responsables de la santé mentale, ainsi qu’une baisse de 15 % du langage péjoratif.

    Société

    Meta condamné

    Dans une décision historique, un jury du Nouveau-Mexique a conclu que Meta avait sciemment porté atteinte à la santé mentale des enfants et dissimulé ce qu’elle savait concernant l’exploitation sexuelle des mineurs sur ses réseaux sociaux.

    Promenades à dos d’éléphants interdites

    En vertu de la nouvelle directive du ministère indonésien des Forêts, les promenades à dos d’éléphants en captivité sont officiellement interdites, et les autorités ont averti que les établissements qui ne se conformeraient pas à cette mesure risquaient de perdre leur licence. L’Indonésie devient donc le premier pays asiatique à interdire les promenades à dos d’éléphant.

    Des vêtements conçus pour les personnes handicapées

    Un grand magasin britannique a dévoilé sa ligne de vêtements adaptés, conçue par et pour les personnes handicapées. Les nouveaux articles de Primark comprennent des fonctionnalités telles que des fermetures éclair et des boutons magnétiques, des boucles faciles à saisir, des pantalons avec des fermetures éclair réglables au niveau des jambes, une pochette pour les poches de stomie, et bien plus encore.

    Des bus électriques à Dakar

    Le Sénégal utilise des bus électriques pour réduire de moitié le trafic routier et créer des centaines de nouveaux emplois. Cette flotte alimentée à l’énergie solaire a déjà permis de créer 750 emplois permanents dans la capitale, Dakar.

    Solidarité

    Sauvée des inondations grâce à ses voisins

    Des voisins ont utilisé un tracteur pour sauver une femme hawaïenne de 98 ans de sa maison inondée. Elle a été installée confortablement dans la benne du tracteur dans un sauvetage qui a été filmé. dans une vidéo désormais virale qui a interpellé des milliers de personnes, suscitant des commentaires tels que : « Voilà ce qui arrive quand les gens agissent avec leur cœur. Pas d’attente, pas de division, pas d’ego ; juste l’amour en action. »

    Les animaux évacués de guerre

    La Grèce a lancé un programme d’évacuation aérienne d’animaux afin de sauver des animaux de compagnie et leurs propriétaires de la guerre en Iran et dans les régions voisines. Le vol « Aegean », organisé par le gouvernement au départ d’Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, a transporté 45 animaux de compagnie et 101 personnes.

    Sortir du sans-abrisme avec son animal

    Un programme financé par l’État américain réduit le nombre de sans-abri en Californie en autorisant les personnes à emmener leurs animaux de compagnie dans les refuges. Ce programme a aidé plus de 4 400 personnes à sortir de la rue, tout en offrant des soins vétérinaires gratuits à leurs animaux.

    Soigner à Gaza

    Presque tous les hôpitaux ont été détruits à Gaza, ce qui a poussé deux sœurs à mettre en place une école de médecine de fortune. Les docteurs Nour et Nagham, sœurs et médecins travaillant sur le terrain à Gaza, ont fondé ensemble Pal Humanity, une organisation qui fournit une aide humanitaire d’urgence. Ensemble, elles distribuent des couches, des kits d’hygiène et de protection menstruelle, du lait maternisé, des stations de dessalement, de la nourriture et du matériel pédagogique.

    L’Australie accueille l’équipe féminine iranienne de foot

    L’Australie a accordé l’asile à cinq membres de l’équipe féminine iranienne de football, craignant qu’une manifestation pendant un match ne les mette en danger.

  • Rejoindre l’Arctique en train, c’est possible et facile

    Rejoindre l’Arctique en train, c’est possible et facile

    Comme je l’ai déjà écrit, je me suis rendu au-delà du cercle polaire pour voir les aurores boréales. Je voyage avec en tête l’idée de ne pas prendre d’avion, et comme pour beaucoup d’autres destinations, il est possible de rejoindre le Nord de l’Europe en train. 

    J’ai déjà détaillé cet itinéraire dans un autre article avec le budget qu’il a représenté pour moi au moment de mes réservations. J’en avais également profité pour faire une comparaison avec l’avion. Je vous propose donc ici un itinéraire un peu plus épuré et surtout testé et approuvé. 

    Jour 1 : Liège – Stockholm 

    En partant de Liège, il faut compter trois trains pour rejoindre Stockholm. Le premier train nous emmène à Cologne (Köln Hbf). Comptez une heure de trajet. À Cologne, il faut prévoir une bonne heure de correspondance, les ICE sont connus pour être régulièrement en retard. 

    On monte ensuite dans un autre ICE pour Hambourg Hbf. Prévoyez de quoi vous occuper, ce trajet dure quatre heures. En cas de petite faim, pas de panique, il y a un bar dans le train avec tout ce qu’il vous faut. 

    Faites en sorte d’arriver à Hambourg avant 21h. Cela vous permettra d’avoir une sécurité pour ne pas manquer le train de nuit pour Stockholm qui part vers 21h50 de Hambourg Hbf. Si tout va bien, il arrive vers 9h30 à Stockholm. 

    Attention : le train part normalement de Hambourg Hbf (dans le centre), mais deux jours avant, tous les passagers ont reçu un message pour annoncer une déviation du train par Hambourg-Harbourg ainsi qu’un retard prévu à Stockholm (toujours à cause d’une déviation). Si c’est le cas pour votre voyage, il faut savoir que Hambourg-Harbourg est l’arrêt précédent Hbf sur la ligne Cologne-Hambourg. Et si vous décidez de prendre quelques heures dans le centre pour visiter, votre ticket de train de nuit est valable dans les trains locaux pour retourner vers Harbourg (15 min en train). 

    Jour 2 : Stockholm – Abisko 

    Vous vous réveillez déjà en Suède et êtes prêt à explorer la capitale pour la journée. Si vous avez envie de prendre un peu plus votre temps, vous pouvez aussi descendre plus tôt et visiter Copenhague ou Malmö, mais attention, le réveil pique, on arrive à Copenhague vers 4h30.

    Arrivé à Stockholm, déposez vos bagages dans une consigne. Celle de la gare est assez chère (79kr/heure), mais d’autres sont disponibles à cinq minutes à pied et coûtent 75 kr/jour. Profitez ensuite de la journée pour visiter la ville et admirer l’architecture des bâtiments anciens de la vieille ville. Vous pourrez aussi découvrir son histoire à travers ses musées et ses parcs qui vous attendent en nombre. Mais, n’oubliez pas de vous arrêter dans un café pour un peu de fika suédois (une pause café bien méritée).

    Retour à la gare vers 18h, pour prendre le train de nuit en direction de Narvik. Vous pouvez soit prévoir votre souper avec vous (la gare est un véritable centre commercial, vous y trouverez facilement à manger), soit l’acheter dans le train. Le train démarre à 18h12 tapante et est assez tôt à quai pour que vous puissiez vous installer avant. 

    Jour 3 : l’arrivée

    Une fois le cercle polaire dépassé, vous êtes en Arctique ! Vous pouvez déjà vous arrêter à Luleå si vous le souhaitez ou à Kiruna. Personnellement je suis descendue à Abisko puisque le lieu offre jusqu’à 80% de chance de voir des aurores boréales grâce à son ciel dégagé la majeure partie du temps. 

    Le train continue ensuite vers Narvik en Norvège. Le trajet entre Abisko et Narvik dure 1h30 et offre des vues magnifiques. Si l’envie vous prend pendant le voyage d’aller voir ce qui s’y passe, vous pourrez toujours prendre des tickets pour ce trajet plus tard. En les prenant deux jours avant, j’ai payé 160kr. 

    À Abisko, il y a deux gares : Abisko Östra (est) et Touristsation. Dans les deux cas, tous les logements sont facilement accessibles à pied et bien indiqués à la sortie de la gare. 

    Le retour et autres destinations 

    Le retour peut se faire via le même itinéraire ou en ajoutant des arrêts dans les différentes villes mentionnées et que vous passez en cours de route. Tout dépend du temps que vous avez devant vous et que vous souhaitez passer dans chaque lieu. 

    Il est aussi possible de rejoindre Rovimieri dans le nord de la Finlande à partir de Stockholm. Un ferry vous emmènera à Helsinki et un train de nuit de la capitale au village du Père Noël. 

  • Les Sámis, une communauté au plus près de la nature

    Ça y est, j’ai vu les aurores boréales, mais Sápmi (le nom sámi de la Laponie) m’a fait découvrir bien plus que ce phénomène naturel envoûtant. C’est toute une culture dont j’ignorais l’existence qui s’est offerte à moi. Et même maintenant je suis persuadée que j’en connais pas encore la moitié.

    Avant de lister quelques faits sur les Sámis et leur culture, un petit rappel utile : les Sámis sont le peuple autochtone de la Laponie. D’ailleurs ce nom « Laponie » a été donné à leur territoire par les colons européens. Le vrai nom de la région, c’est Sápmi et c’est ce nom que j’utiliserai dans tous mes contenus sur le sujet.

    Un vaste territoire

    Première chose dont on peut se rendre compte, c’est l’étendue de ce territoire qui couvre quatre pays : le nord et le centre de la Norvège et de la Suède, le nord de la Finlande et la péninsule russe de Kola. J’étais personnellement dans le nord de la partie suédoise, à Abisko.

    Sápmi est divisé en « villages ». Ceux-ci ne sont pas des villages au sens propre mais plutôt des territoires économiques correspondant aux territoires où se déplacent les rennes des Sámis. Un village est généralement entre deux rivières, en tout cas en Suède. D’ailleurs, la région suédoise du Sápmi correspond à la zone où l’élevage des rennes est pratiqué.

    L’élevage des rennes

    Traditionnellement, les Sámis suivaient les rennes sauvages pendant leurs migrations d’est en ouest (et inversement) et en ont domestiqué pour le transport de leur campement et de leur famille. Il existait même différents traîneaux en fonction de ce qui devait y être transporté.

    Photo d'un renne tourné vers l'appareil. Sa tête occupe le milieu de la photo, il a déjà perdu ses bois.

    Aujourd’hui il n’y a plus de rennes sauvages. Chaque renne appartient à un Sámi et seuls les Sámi sont autorisés à posséder des rennes en Suède. Même s’ils ont un propriétaire, les rennes continuent de vivre libres. Pour les reconnaitre lors des migrations, chaque famille présente dans un village a sa propre façon de couper l’oreille droite des rennes. Et pour savoir à qui il appartient dans la famille, chaque personne à sa façon de couper l’oreille gauche.

    L’hiver étant plus long que l’été dans cette région, les Sámis se sont sédentarisés là où leurs rennes passent l’hiver et se déplacent avec eux dans la montagne en été. Les membres des familles se relayent alors pour assurer une présence permanente auprès des rennes tout en continuant à travailler ou à aller à l’école pour ceux qui le doivent.

    L’élevage des rennes est quelque chose qui se passe de génération en génération. Lorsqu’un petit nait, il appartient automatiquement à la génération suivante.

    Les habitats traditionnels

    Les Sámis, aujourd’hui sédentarisés, suivaient donc leurs rennes. Leur campement était soit fait de lavvú, des tentes faites de troncs de bouleau et de peaux de rennes, entre autres, soit de lavdnhegoathi, des cabanes construites avec de la tourbe. Ces deux types de constructions permettaient d’être transportée pour la première ou de retourner à la terre jusqu’à l’année suivante pour la seconde.

    Intérieur d'un lavvu, la tente traditionnelle des Sámi. Un feu occupe le milieu de la tente, une casserole est posée dessus. De chaque côté du feu, un sac de couchage est posé sur une peau de renne.

    Pour stocker leur nourriture, ils construisaient des Najllan en hauteur dans un arbre afin que les animaux, comme les ours ou les renards, n’aillent pas s’y servir. Celles-ci étaient plus permanentes et remplies de manière à toujours avoir de quoi manger lorsqu’ils arrivaient au camp.

    La religion

    La religion sámi était une religion polythéiste. Ils vénéraient par exemple le soleil, qui est l’un de leurs dieux. Ils pensaient aussi que nous vivons dans plusieurs mondes en parallèle sur la même terre, ce qui signifie que les esprits des dieux ou des personnes décédées peuvent leur rendre visite.

    Les aurores boréales sont l’illustration de cette pensée puisqu’elles seraient les esprits des personnes décédées qui passent d’un monde à l’autre (un peu comme dans « Frère des ours »). Il fallait (et faut toujours) les respecter en faisant le moins de bruit possible pour ne pas les énerver.

    Photo d'aurores boréales

    D’ailleurs en parlant d’ours, dans les anciennes croyances sámis, il était l’un des animaux sacrés et ne doit jamais être appelé par son nom (un peu comme Voldemort). Il était dit qu’il comprenait le langage humain et qu’il pouvait voyager entre les mondes. L’ours était le messager des anciens dieux et, par conséquent, on ne pouvait pas le tuer sans l’autorisation des dieux. Même lors de l’abattage, il était toujours traité avec respect et ses os avaient même droit à leurs propres funérailles afin que l’âme de l’ours puisse retourner dans le monde des dieux.

    La langue sámi

     La culture sámi comprend évidemment une langue, même trois en réalité : le sámi oriental, le sámi central et le sámi méridional. Chacune de ces langues est divisée en dialectes. En Suède, on parle 5 des 9 dialectes sâmis. Chacun dans une des cinq zones du Sápmi suédois. À l’heure actuelle, 40 à 50 % des Sámis parlent une langue sámi, mais les chiffres exacts ne sont pas connus.

    C’est une langue descriptive, en particulier en lien avec la nature. Il suffit de trois mots pour désigner un renne parmi des milliers en le décrivant. Les Sámis ont aussi 300 mots pour décrire la neige, mais aucun mot pour traduire la haine.

    Un drapeau et un jour national

    Les Sámis ont leur propre drapeau et encore une fois cela montre leur lien avec la nature. La partie rouge symbolise l’amour et la chaleur, le bleu correspond quant à lui à l’eau comme élixir de vie. Le jaune symbolise le soleil et le vert la nature dans son ensemble. Le cercle représente l’esprit d’unité, mais aussi le soleil et la lune.

    Drapeau Sámi

    Le 6 février est leur jour national qui commémore le premier congrès sámi qui s’est tenu en 1917 et qui a réuni des membres des quatre pays sur lesquels s’étend Sápmi.

    Pour aller plus loin

      Comme je l’ai dit en début d’article, je n’ai fait que découvrir la surface de la culture sámi lors de mon voyage. Par contre, j’ai pu rassembler des références pour aller plus loin.

      La première, ce sont les livres d’Ann-Hellen Laestadius qui mettent en scène la communauté sámi dont elle fait partie. Je suis personnellement repartie avec « Punished », qui suit le parcours de cinq enfants sámis qui ont été envoyés en internat par le gouvernement suédois.

      La seconde, c’est l’adaptation en film de son livre « Stolen », disponible sur Netflix. En plus de mettre en lumière le braconnage des rennes, le film a été réalisé par des Sámis et avec des Sámis.

    1. Missions Artemis, vers la Lune et au-delà ?

      Missions Artemis, vers la Lune et au-delà ?

      Le dernier homme à avoir posé ses bottes sur notre satellite naturel l’a fait en décembre 1972 avec la mission Apollo 17. Depuis, nous avons exploré l’espace et nous y avons (beaucoup) séjourné. Avec les missions Artemis, l’objectif est de retourner sur la Lune, mais aussi de pouvoir s’y installer plus durablement.

      Dans les années septante, trois missions supplémentaires étaient prévues à destination de la Lune, mais elles ont été annulées par le Congrès américain pour cause de budget trop élevé. Et puis il faut dire qu’à l’époque, le but était de battre les Russes dans une course à la Lune dans le cadre de la Guerre froide, ce qui était chose faite. Les deux nations se sont ensuite concentrées sur l’orbite basse avec des missions principalement scientifiques.

      Retour sur la Lune

      Alors pourquoi y retourner aujourd’hui ? Selon Pierre-Emmanuel Paulis, instructeur à l’Euro Space Center, chroniqueur spatial et président de la Mars Society, après 20 ans à tourner autour de la Terre avec la station spatiale internationale (ISS), il était temps d’aller voir un peu plus loin. « Les Chinois ont décidé de poser un taïkonaute sur la Lune d’ici la fin de la décennie. On ne peut pas imaginer à un seul instant que les Américains laissent la place aux Chinois. »

      Tous les éléments étaient donc réunis : l’envie, l’arrivée d’entreprises privées (SpaceX et Blue Origin) et la coopération de l’ISS ainsi que de cinq partenaires : Japon, Canada, Europe, États-Unis et Russie.

      Un effort de groupe, une participation belge

      « Quand la NASA a décidé de lancer le programme SLS, une énorme fusée qui va permettre ce retour sur la Lune, ils se sont basés sur des éléments qui existaient déjà, à savoir la navette spatiale américaine. Il fallait concevoir une capsule qui allait se retrouver au-dessus de tout cet ensemble-là. » C’est là que l’Europe et l’ESA entrent en scène.

      En effet, l’Europe avait déjà mis au point un mode de propulsion pour des cargos de ravitaillement appelé ATV et qui étaient lancés par la fusée Ariane V vers l’ISS. L’ESA a donc été sollicitée par la NASA pour fabriquer le module de service pour propulser la capsule Orion vers la Lune. Et il y a un peu de belge dans ce module puisque la partie qui sépare la capsule Orion du module de service, «une espèce de gros bouclier métallique », est de fabrication montoise.

      La participation européenne n’est pas gratuite : « en échange, il y aura un astronaute européen prochainement sur une mission Artemis. Un Allemand serait sur Artemis III. »

      « Il y a encore beaucoup de travail »

      S’il y a eu 17 missions Apollo, il est pour le moment impossible de dire combien de missions Artemis auront lieu. Tout dépendra de l’intérêt américain, mais avant d’arriver à Artemis III il y a encore beaucoup de travail. Il faudra notamment placer des modules en orbite autour de la Lune sur lesquels pourront s’amarrer les futurs atterrisseurs.

      Et c’est là une course entre SpaceX (société d’Elon Musk) et Blue Origin (société de Jeff Bezos), pour terminer en premier son atterisseurs. « Ces deux engins-là, le Starship et le Blue Moon, devront s’amarrer à la future Lunar Gateway, » explique Pierre-Emmanuel Paulis.

      Et puis, détail mais qui a son importance, il faut réussir la mission Artemis II qui consiste à aller faire le tour de la Lune avec un vol habité. Or, à l’heure d’écrire ces lignes, le vol test de la mission a déjà été reporté à deux reprises.

      Problèmes techniques

      Malgré les décennies d’expérience, l’une des raisons qui ont repoussé le lancement est une fuite d’hydrogène (la première étant la météo). Mais cela n’est visiblement rien d’inquiétant, puisque comme l’explique Pierre-Emmanuel Paulis, « c’est quelque chose de classique. L’hydrogène est un carburant qui est complexe à maîtriser car les molécules sont extrêmement fines. »

      Complexe à maîtriser, mais indispensable pour les fusées, car il produit une poussée plus longue à la sortie des réacteurs et pollue moins que les moteurs à poudre, dont la poussée est brève.

      Direction le pôle Sud

      Quand Artemis II aura pu faire le tour de la Lune, Artemis III pourra s’y poser, mais pas n’importe où : au pôle Sud. Ce lieu n’a pas été choisi par hasard. Il y a en effet « des cratères dans lesquels la lumière du Soleil n’est encore jamais arrivée et dans lesquels se trouvent des réserves de glace, » explique Pierre-Emmanuel Paulis.

      Qui dit glace dit eau. Et cette eau pourra servir pour établir une base plus ou moins permanente pour les astronautes, mais aussi pour produire les carburants nécessaires une fois sur place. Autre utilisation possible de l’eau : l’exploitation minière de la Lune.

      Et après ?

      Contrairement aux missions Apollo où l’on savait à l’avance la date de départ de plusieurs missions, il n’y a aucune certitude pour Artemis. C’est le Congrès américain qui décidera du départ ou non d’Artemis III et d’une date de lancement après le succès d’Artemis II. C’est aussi le Congrès qui pourra décider si par après il y aura lieu de mettre en place les missions suivantes ou si elles resteront dans les cartons.

      La place de la géopolitique

      Au vu de la situation géopolitique, on peut légitimement s’interroger sur les conséquences sur le programme spatial, et une fois que nous serons sur la Lune. Comme l’explique Pierre-Emmanuel Paulis, « la Lune est un endroit stratégique, avec les minéraux rares qui pourront servir sur Terre et qui feront partie d’une stratégie géopolitique ». Le chroniqueur spatial est cependant sceptique en ce qui concerne l’exploitation du sol spatial dans l’immédiat, « On est loin de ramener des minéraux sur Terre depuis la Lune. Cela coûterait trop cher et les vaisseaux ne sont pas au point pour cela. »

      Cependant, la géopolitique actuelle et les tensions entre les États-Unis et ses partenaires ne semblent pas se refléter dans l’avancement du programme, la NASA ayant besoin des pièces apportées par ses partenaires. « Il y a des accords qui sont signés qu’on ne peut pas déchirer. L’ESA a son rôle à jouer également dans l’ISS jusqu’à la fin. »

      Ça, c’est pour le moment, car l’objectif affiché des Américains est d’aller sur Mars depuis la Lune. Le projet est tellement important qu’il ne pourra être qu’une collaboration internationale. Et pour ce projet, rien n’est encore fixé. La situation actuelle sur Terre avec la Russie pourrait mettre des bâtons dans les roues de Trump.

      Un objectif fédérateur

      L’aventure lunaire et, un jour, celle de Mars ont un certain aspect fédérateur. « Au lieu de se disputer avec son voisin, avec le peuple, unissons-nous dans une aventure, dans un défi phénoménal que pourraient être l’aventure lunaire et l’aventure martienne, » commente Pierre-Emmanuel Paulis, également président de la Mars Society.

      Pour lui, il y aurait moins de problèmes si l’on travaillait main dans la main et cela permettrait des débouchés importants pour l’éducation et pour l’avancée des sciences.

      Une recherche utile tous les jours

      Si l’espace peut faire rêver, on peut aussi se demander à quoi cela sert de s’y rendre aussi régulièrement et d’y dépenser tant d’argent. C’est pourquoi il peut être utile de rappeler les dérivées technologiques qui ont vu le jour depuis que nous avons posé le pied sur la Lune pour la première fois. Parmi les plus utilisées : Internet, le GPS, le Velcro ou encore les couches-culottes telles qu’on les connaît aujourd’hui. La vie en orbite nous a aussi poussés à mettre au point le recyclage de l’eau ou à améliorer la miniaturisation. Et ce ne sont là que quelques exemples, puisque tous les aspects de notre vie sont impactés par la recherche spatiale.

      Pierre-Emmanuel Paulis est instructeur à l’Euro Space Center, chroniqueur spatial et président de la Mars Society.

    2. Des bonnets rouges comme acte de résistance

      Des bonnets rouges comme acte de résistance

      Alors que les tensions montent aux États-Unis, les gens se remettent à tricoter des bonnets rouges en signe de résistance contre une force oppressive. Ce qui pourrait être considéré comme une nouvelle tendance est en fait une vieille tradition norvégienne qui refait surface parmi les tricoteurs.

      Pendant la Seconde Guerre mondiale, les nazis ont interdit le port de chapeaux rouges en Norvège. L’histoire derrière cette interdiction commence avec un personnage mythologique appelé Fjøsnisse.

      Fjøsnisse

      Cette créature mythologique ressemble à un gnome coiffé d’un bonnet rouge qui, selon la légende, vivait dans les granges et aidait ou nuisait aux activités agricoles en fonction de la façon dont on le traitait. Les gens avaient donc pour habitude de déposer du porridge sur leur porche à Noël pour le rendre heureux.

      La domination nazie

      Lorsque les nazis ont commencé leur domination sur la Norvège, un artiste nommé Frank Wathne a produit et largement distribué une série de cartes de Noël portant la mention « Joyeux Noël norvégien ». Celles-ci représentaient le petit Fjøsnisse accompagné du drapeau norvégien. Les cartes ont bien sûr été rapidement interdites.

      Pour continuer leur résistance, les Norvégiens ont alors commencé à porter des bonnets rouges à la place. Et cet acte de résistance a menés à une interdiction formelle d’en porter. Une coupure de journal conservée au Hjemmefrontmuseet, le musée norvégien de la Résistance, a informé la population de cette interdiction avec ces mots :

      Attention, bonnets rouges. L’utilisation de bonnets rouges a tellement augmenté qu’elle sera désormais considérée comme une manifestation. L’utilisation de ces bonnets est donc interdite à compter du jeudi 26 février inclus. À partir de ce jour, les bonnets seront confisqués à toute personne qui en porte un, et le porteur sera passible de poursuites pénales. Pour les enfants de moins de 14 ans, la responsabilité incombera aux parents ou tuteurs. Chambre de police de Trondheim, 23 février 1942.

      Un signe de liberté

      Ce bonnet rouge refait aujourd’hui surface comme un symbole intemporel de liberté. Aujourd’hui les tricoteuses et tricoteurs du monde vident les stocks de laines rouge pour réaliser ces bonnets et protester contre les actions violentes de la police de l’immigration américaine (ICE).

      C’est une façon pour les américains et pour le reste du monde de protester de manière douce contre un pouvoir qui prend de plus en plus de liberté, au propre comme au figuré. Porter ce bonnet rouge c’est aujourd’hui une façon de dire que l’on est pas d’accord sans avoir à le crier, sans avoir à prendre de risque, en particulier pour ceux qui ont déjà peur pour leur peau de l’autre côté de l’Atlantique.